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dimanche 4 septembre 2016

Aventuriales : flash sur les auteurs 2 : Sylvie Miller !


Aujourd'hui, c'est au tour de Sylvie Miller de répondre à quelques questions. 

Une petite bio ?

(crédit photo Cathy Coopman)



Je suis auteur, traductrice, anthologiste, et enseignante. Ceux qui me connaissent savent que cette multi-activité s’explique par le fait que je suis quinze dans ma tête. Grâce à mon travail de traductrice et à mes articles, j’ai eu le plaisir de faire connaître la science-fiction hispanophone en France. J’ai également écrit de nombreuses préfaces, postfaces ou interviews pour différents magazines ou anthologies. Je travaille fréquemment en collaboration avec Philippe Ward, mon compère du Noir Duo, et nous avons commis ensemble le cycle Lasser, détective des dieux (le tome 5 est en cours d’écriture). En solo, je travaille actuellement sur un roman de fantasy urbaine en lien avec la Californie et son histoire.


Quel(s) ouvrage(s) proposeras-tu aux Aventuriales ?

Toute la série « Lasser, détective des dieux » (éditions Critic) : Un privé sur le Nil (tome 1), Mariage à l’égyptienne (tome 2), Mystère en Atlantide (tome 3), et Dans les arènes du temps (tome 4).

Je mets l’accent sur le tome 4 qui n’était pas encore paru l’an dernier, lorsque je suis venue à la première édition des Aventuriales.

Des thèmes de prédilection ?

Je n’ai jamais vraiment réfléchi à la question. Mais si je regarde ce que j’ai déjà écrit, en solo ou en duo, il semble que certains thèmes ressortent. Le thème du voyage, d’abord. Il est très présent dans le cycle des Lasser, qu’il s’agisse du déplacement dans l’espace (Lasser est perpétuellement en vadrouille), ou du voyage dans le temps (dans le tome 4, notamment). Mais aussi, plus largement, en tant qu’auteur, je voyage quand j’écris, puisque je me réapproprie des époques et des lieux qui ne sont pas les miens.

Je peux également citer un autre thème important : la mutation. J’aime les personnages qui évoluent, qui se transforment. Je suppose que c’est le propre de tous les personnages de romans, mais, en tant qu’auteur, j’aime m’attacher à décrire l’évolution de mes personnages. En ce qui concerne Lasser, les quatre tomes déjà publiés permettent de constater à quel point ce détective a été changé par les aventures qu’il a traversées. Dans le roman que je travaille en solo, ce thème sera particulièrement développé.

Enfin, un troisième thème me tient à cœur : le métissage. Tout d’abord, j’adore le mélange des genres. Lasser en est un parfait exemple, au croisement du pulp, de la fantasy, de l’humour, de l’histoire et de la mythologie. Mais j’adore aussi le métissage chez les personnages, ou dans l’histoire que je raconte. Dans le roman que je cite plus haut, ce thème sera à l’honneur. Parce que je trouve que c’est dans le métissage que se trouve la richesse.

Première fois en Auvergne ?

C’était en 1995, à Clermont-Ferrand, lorsque j’ai participé à une commission de choix de sujets pour un BTS dans lequel j’enseignais. J’y suis revenue tous les ans jusqu’en 2008 (date à laquelle j’ai quitté le monde du lycée pour aller enseigner à l’université). J’ai également passé des vacances à plusieurs reprises dans la région.
(NDDL : j'adore les mitaines de Sylvie... bon c'est une réflexion très girly, on s'en fout, mais c'est mon blog, hein...)


Si tu étais un artiste du passé (écrivain ou autre), tu serais…

Léonard de Vinci, parce que le personnage me fascine. Cet homme était à la fois peintre, artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe, écrivain… C’était aussi un philosophe humaniste, observateur, expérimentateur, avec un rare don de l’intuition et de l’espace. Grand esprit de la Renaissance, il a développé des idées très en avance sur son temps. J’admire ce côté visionnaire. Et à mon avis, ce grand Monsieur était bien plus de quinze dans sa tête (rire).

Si tu étais un film…

Le choix est difficile. J’adore le cinéma et bon nombre de films m’ont marquée. Mais s’il fallait en choisir un, je citerais La guerre des étoiles, de Georges Lucas. Le premier opus de la saga Star Wars, sorti en 1977, renommé par la suite Episode IV : Un nouvel espoir. Pourquoi ai-je décidé de parler de celui-ci en particulier ? Parce que je me souviens encore de la claque monumentale que j’ai pris, en 1977, lorsque je suis allée le voir en salle pour sa sortie. Les plus jeunes ne réalisent pas la révolution que constituait ce film, à l’époque, tant par ses effets spéciaux que par ses scènes de batailles dans l’espace. J’étais tellement époustouflée que j’ai immédiatement repris un billet pour la séance suivante. Dans les années qui ont suivi, je suis devenue fan absolue de la série. J’achetais tout ce qui avait trait à Star Wars (goodies, photographies d’exploitation…) et je lisais tout ce qui s’y rapportait, des articles dans les revues de cinéma jusqu’aux bouquins relatifs à l’univers (la trilogie de Timothy Zahn, ou les livres de Kevin J. Anderson et Michael A. Stackpole, par exemple). J’avais la chance de lire en anglais, et j’allais m’approvisionner à la librairie W.H. Smith, à Londres. Depuis, ce côté geek de Star Wars m’est passé, même si j’ai toujours une affection marquée pour la saga.

Si tu étais un personnage historique…

J’aimerais avoir été une femme qui a compté dans l’histoire par sa culture ou ses idées, ou encore ses exploits. Il y a, bien sûr, des tas d’exemples, mais quelques-uns me viennent en tête.

Tout d’abord, Hypatie d’Alexandrie, une scientifique de la plus haute importance puisqu’elle est la première à avoir révélé la théorie du système héliocentrique (la terre tourne autour du soleil, non en faisant des cercles, mais en faisant des ellipses), une révolution capitale en astronomie. Hypatie fut aussi une grande mathématicienne et pédagogue.

Il y a également Lady Ada Lovelace, fille de Lord Byron, qui s’est intéressée à la mécanique au début du 19ème siècle. Elle fut un génie des mathématiques qui se distrayait en écrivant des algorithmes.

Et enfin, Amelia Earhart, l’incarnation même de LA femme aventurière, pionnière, mais aussi libérée… Elle fut la première femme à traverser l’océan Atlantique, en 1928. Elle fut aussi la première femme à traverser l’océan Pacifique depuis Honolulu, et la première femme à recevoir la médaille honorifique de la National Geographic Society.

Et si tu étais un animal…

Un chat, parce que je les adore. Ils sont gracieux, mystérieux et indépendants. J’aime la façon dont les quatre matous que je possède se sont glissés dans ma vie et imposés dans mon univers. Pour tout dire, j’ai l’honneur d’habiter chez eux.

Ou alors une licorne, parce que c’est un animal mythique qui me fascine. Et puis, aussi, parce que ça me ferait rire de péter des arcs-en-ciel. Pour ceux qui ne comprennent pas l’allusion, lisez de toute urgence l’excellentissime nouvelle intitulée Bienvenue à Magicland, de mon ami Lionel Davoust, dans l’anthologie 2015 des Imaginales. Vous en apprendrez de bonnes sur ces jolies créatures.

Ah, c'est une anthologie qui se trouve sur ma PAL... me voici émoustillée ! 

Merci Sylvie pour tes réponses fort sympathiques et instructives et à très bientôt à Ménétrol !! 

Demain, la suite des interviews !

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