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lundi 18 septembre 2017

Bientôt...



Bientôt...la troisième édition des Aventuriales.
Comme les deux fois précédentes, nous sommes sur les charbons ardents, réglons les derniers problèmes, serrons les derniers boulons.
Comme précédemment, la grande inconnue reste la fréquentation que nous espérons en hausse. Et aussi le montant d'une dernière subvention, toujours pas attribuée à ce jour. Le nerf de la guerre.
Cette année, l'équipe, forte de l'expérience des premières années, s'est donnée à fond pour développer de nouvelles animations, multiplier les rencontres scolaires, élargir autant que possible les publics visés.
Nous sommes cependant toujours à la merci du grain de sable qui pourrait gripper la machine. Mais on ne pourra pas dire qu'on n'aura pas toutes et tous fait le maximum. Tous les bénévoles vont se mettre en quatre pour vous offrir une parenthèse magique.

Bientôt, nous allons voir tout notre édifice se monter pour notre fête éphémère, ce moment attendu par de plus en plus de personnes comme un dernier soleil d'été avant la pluie de l'automne.

Et...

Bientôt, enfin, j'aurai quelques nouvelles à vous annoncer concernant.. mon roman.

vendredi 1 septembre 2017

La dernière nécropole de Gabriel Eugène Kopp

Titre : la dernière nécropole
Auteur : Gabriel Eugène Kopp
Nombre de pages : 213
Éditeur : Rroyzz éditions
4ème de couverture :
Au fond du système solaire, un artefact en forme de beignet est peuplé de gisants bercés par une musique inaudible. La lumière y courbe l’espace, rien n’y est mesurable, des portes donnent sur des lieux occupant le même lieu au mépris des règles de l’architecture et de la science. Terminée, la crise du logement ? L’engin recèle des secrets fascinants, mais en dépit de milliers d’experts dépêchés sur place, il défie la raison. Qui l’a construit et pourquoi ? L’astucieux Ged, le savant Pavel et le chercheur Noah fouillent le site, veulent aller plus loin, se risquent sur les traces des olibrius qui ont briqué ce fourbi... La quête qui suit mènera ces explorateurs peu enclins au mysticisme vers les matins de nos mythes, les bornes du savoir et au bout de l’univers. Pas moins !
Allongé sur un divan, agenouillé sur un prie-Dieu, le dos vouté sur les bancs des facultés lisez La Dernière Nécropole ! Vous éviterez thérapies coûteuses, oboles et scolarités, protégeant ainsi vos nerfs des aléas budgétaires. Écrit par un analyste adroit, penseur costaud, scientifique à l’ancienne, ce livre assurera émotions, esprits et cognitions. Suprême économie, il remplacera la dope dès que vous l’aurez appris par cœur : plus besoin d’engraisser dealers, politiciens ou publicitaires ! Ne résistez pas ! Acceptez le désordre ! Laissez-vous confondre par cet ouvrage très moderne qui semble sorti d’un tableau de Jérôme Bosch. Laissez-vous bercer par le vocabulaire fictif et tumultueux explosant les limites des genres : vous serez poète pour le même prix !

A lire si vous aimez :
  • Les romans hors des sentiers battus
  • La science
  • Les exercices intellectuels en SF
A éviter si vous cherchez :
  • Une lecture de bord de piscine
L’avis du critique : 

Ceci est un OVNI, un de ces livres inclassables qui appellent des comparaisons. Il possède un côté « Rendez-vous avec Rama », avec cet objet énorme apparu dans la ceinture de Kuiper dont les hommes entament l’exploration sans se douter du voyage intérieur (à l’intérieur de l’objet et à l’intérieur d’eux-mêmes) qu’ils se préparent à entamer. Pas mal de poésie, de jeux de mots, l’auteur jongle volontiers avec la langue tout comme il le fait avec la physique. Une typographie parfois décalée pour mieux exprimer le côté non humain de l’objet complète le tableau étrange. Une œuvre exigeante qui se mérite, sans doute, et de hard science, sans aucune hésitation, qui n’hésite pas à se parer parfois d’un humour un peu acide. (et de latin, dont j’ai eu, je l’avoue, la flemme de chercher la traduction)
Curieusement, bien que mon bagage scientifique soit fort lointain et peu garni, j’ai, je crois, à peu près tout suivi. Les passages plus ardus alternent avec des chapitres bien plus abordables et l’auteur prend soin d’expliquer sans alourdir le texte les principes physiques avec lesquels il joue. Les personnages semblent un peu les trois facettes d’un même découvreur : enquêteur, scientifique et chercheur innovant, tous un peu barrés, et les pages se tournent afin de suivre les avancées de leur découverte. J’ai aimé ce livre plus par curiosité que par attachement aux personnages. Je me demandais ce que l’auteur avait imaginé comme chute à son histoire vertigineuse.
J’ai trouvé l’idée de base (que je ne dévoilerai pas, non non) vraiment originale (mais bon, je ne suis pas non plus une grosse lectrice de hard science ). L’exercice consistant à se représenter l’objet et ses secrets est un plaisir en soi (bien que les occupants aient quelques petits problèmes de sant… non, je ne dis rien).
Ce n’est pas une lecture légère à mettre dans son sac de plage mais je n’ai pas regretté de m’être accrochée. Par expérience, les lectures les plus costaudes me laissent les souvenirs les plus pérennes. Et sûrement que des lecteurs au bagage scientifique meilleur que le mien (ça se trouve sans peine !) ne verront aucune difficulté à décortiquer toutes les subtilités de ce roman.
Bref, un livre hors norme au concept futé.

Le plus du livre : ceci est la version intégrale du roman dont la première partie était parue chez la regrettée maison Griffe d’encre sous le même titre. Saluons l’audace de Rroyzz éditions d’avoir repris et complété la parution de ce roman, dont il aurait été dommage qu’il tombât dans l’oubli (et paf, un imparfait du subjonctif pour la clâââsse)

jeudi 24 août 2017

Les larmes de Yada de Lilie Bagage


Titre : les larmes de Yada

Auteur : Lilie Bagage

Nombre de pages : 247

Editeur : Nestiveqnen éditions

4ème de couverture :

Lyon-2092
L'eau de Yada est une drogue très en vogue chez les personnes âgées : la molécule ravive leurs souvenirs.
Le temps d'un trip, Asha-70ans-rejoue la mélodie vibrante de sa jeunesse et retrouve sa vie d'antan, celle d'avant les regrets...Les souvenirs sont si réels qu'ils donnent l'illusion parfaite de les revivre...
Mais voilà que lors d'un voyage dans ses souvenirs, Asha parvient à modifier un détail dans la trame de son passé. Cela aura-t-il une répercussion sur son présent ?

A lire si vous aimez :

-          Réfléchir sur le futur de notre société

-          Les personnages non stéréotypés

-          Le beau style

A éviter si vous cherchez :

-          De l’optimisme (mais ce n'est pas non plus un bouquin déprimant, hein !)

L’avis du critique :

Coup de cœur. Dévoré en quelques jours. Et pourtant, je n’aime pas bien les récits présentant un futur peu reluisant, mais Lilie Bagage écrit un texte tellement juste… la société de 2092, plombée par les crises économiques successives, n’a rien des lendemains qui chantent mais une partie des questions de notre époque y sont toujours présentes : quelle place pour les personnes âgées, quel avenir pour les jeunes, que fait-on des laissés-pour-compte ? Le prisme de la SF ne fait qu’accentuer les problèmes d’aujourd’hui. 

Les personnages sont attachants, tous, et leurs trames de vie se croisent et s’influencent au long d’une intrigue impeccablement construite. Cette histoire ne peut pas laisser indifférent tant les thèmes abordés sont profonds et universels : la place du passé dans notre vie (et la façon dont nos souvenirs les subliment parfois à tort), les regrets, la difficulté à s’imaginer un avenir quand on avance en âge, et à jouir du présent tel qu’il est, en étant capable d’en capter la beauté et le charme. Car du positif, il y en a, si l'on sait repérer la solidarité, la chaleur humaine et l'humour parfois grinçant qui aident les protagonistes à avancer dans leur vie.

Quant au style, on ne peut que saluer la plume pleine de poésie et immersive de Lilie Bagage. Son texte est à la fois travaillé et fluide. De la belle ouvrage.

 Conclusion : Un premier roman réussi et une autrice à ne pas lâcher des yeux. 

Le petit plus du livre : la couverture superbe de Philippe Jozelon où le safran du roman trouve toute sa place.

vendredi 11 août 2017

Dans le lourd silence de l'été...

Deux mois sans nouvelles, cela commence à faire beaucoup. Je profite de mon retour partiel de vacances (ou de retour de vacances partielles...) pour vous offrir un petit point :

Le tome deux de Colonie(s), Dans le cœur d'Eltanis, est parti en alpha-lecture depuis quelques semaines. J'ai mené mes corrections sans temps mort, et j'en suis à me demander si j'avais particulièrement bien préparé l'écriture de ce tome, ou si le regard que j'ai porté dessus était trop complaisant. C'est là où les regards extérieurs s'avèrent nécessaires.
Mes relecteurs ont tout le temps pour travailler dessus, puisque je n'ai de mon côté aucune pression. Le tome un n'a toujours pas trouvé preneur, et l'été n'est pas propice à recevoir des réponses d'éditeurs, qui prennent des vacances comme tout le monde.

Je mentirais si je prétendais ne pas ressentir un certain découragement devant ce « silence assourdissant » pour faire dans le cliché d'écriture. Mon texte est parti depuis plus d'un an, neuf mois, trois mois selon les éditeurs. J'ai reçu des refus-type et un seul refus argumenté. Un peu dur de garder la foi, même si je sais très bien que c'est le lot d'un très grand nombre d'auteurs.

J'ai consacré pas mal de temps, depuis la fin de ce travail mi-juillet, à me reposer, à achever quelques objectifs d'ordre personnel trop longtemps repoussés, à bosser pour les Aventuriales, et (quand même) à préparer le roman suivant.

J'en profite pour relire quelques ouvrages sur l'écriture de scénario et la conception de personnages. L'avantage de se trouver devant une page blanche, ou presque, est que l'on peut tirer quelques enseignements de ses premiers travaux. Je pense que je vais consacrer plusieurs semaines à la conception du monde et des personnages, à celle de l'intrigue générale, à la cohérence interne de l'histoire. Je me suis trop souvent trompée et ai dû réécrire des parties entières d’Hélios et cette inefficacité m'a pesé. Je voudrais pour ce nouveau roman arriver à travailler comme sur mon tome deux, afin de disposer très vite d'un scénario d'aplomb et d'une structure de scènes solide.

Je réfléchis aussi au point de vue que je vais employer. A priori, il est intéressant d'écrire du point de vue du personnage qui a le plus à perdre dans l'histoire s'il n'atteint pas son objectif. Mais en l'occurence mes deux personnages seraient dans ce cas, je crois donc que je vais partir sur un roman à deux voix.

Sur le fond de l'histoire, je lis actuellement des essais historiques et des livres sur la sorcellerie et la botanique. Je verrai bien ce que je tirerai de ce cocktail in fine. Pour le moment, je commence à avoir quelques fils de trames mais rien de suffisamment construit pour bâtir un bon roman.

Me voilà donc au milieu de... pas grand chose. Je ne retrouve pas pour le moment la fébrilité, la hâte de coucher l'histoire sur le papier avec ce texte. Cela veut dire que je ne suis pas prête à franchement démarrer ce nouveau projet et j'en viens à me demander si ce roman-là est le bon choix parmi ceux auxquels j'avais réfléchi. D'un autre côté, je ne vais pas reculer à la première difficulté et zapper sur une autre histoire. Si j'ai appris quelque chose de mes cinq premières années à écrire sérieusement, c'est que je n'ai aucun don pour travailler sur plusieurs textes en même temps.

Une des mes amies autrices m'a confié son roman à alpha-lire : je m'en réjouis à l'avance car j'ai suivi l'écriture de son projet et j'ai hâte de le lire dans son intégralité. J'espère apporter à cette personne un regard utile et bienveillant. Et passer de l'autre côté du miroir en redevenant lectrice me fera un salutaire dérivatif.

dimanche 11 juin 2017

Un petit point au mois de juin

Juste un petit point en vitesse :

  • Je suis en train de relire le tome deux de Colonie(s) pour l'annoter et préparer mes corrections

  • la préparation des Aventuriales 3ème édition, monte en puissance : exposants (dont des nouveaux par rapport aux deux premières années!), auteurs, interventions scolaires ou en médiathèques, tables rondes, exposition de peinture, conférences, animation, toute l'équipe se met en quatre pour réussir ce nouvel opus. C'est beaucoup de boulot, mais aussi nous nous frottons les mains, car nous espérons attirer du monde avec notre chouette programme plein de nouveautés. Pour rappel, les Aventuriales auront lieu les 23 et 24 septembre à Ménétrol, et un de nos invités est un maître de l'horreur, Graham Masterton !!

  • Je reviens d'une rencontre d'auteurs organisée par Tremplins de l'Imaginaire avec Gabriel Katz, écrivain, scénariste où il nous a parlé de sa carrière, de sa façon de travailler et cité des anecdotes passionnantes.

  • Je suis avec attention les différentes initiatives autour de l'imaginaire qui bouillonnent en ce moment : le mois de l'imaginaire (octobre), la création du Ministère Imaginaire, dont voici la charte, les états généraux de l'imaginaire, lancés aux Imaginales. J'espère que tout ceci permettra à nos littératures d'être regardées avec davantage d'intérêt par les médias en particulier, d'autant qu'elles sont bien souvent le meilleur moyen d'amener la jeunesse à la lecture (perso, si je n'avais pas eu en plus des lectures obligatoires au programme scolaire, toutes mes lectures SF, fantastique, fantasy, en mythologie, en romans historiques et en polar, je ne serais pas la même personne, tout simplement. Une bonne partie de ma culture, et pas seulement de ma culture geek, provient de tous ces livres qui m'ont nourrie, accompagnée, émue, révoltée, fait réfléchir et parfois réconfortée.)

Passez une bonne fin de week-end. Pour moi, la semaine s'annonce chargée. :)

mardi 23 mai 2017

Mes sixièmes Imaginales : ses émotions, ses joies, son blues


De retour de ce salon-phare, encore un peu groggy après ces 4 jours passés trop vite, voici quelques lignes pour partager avec vous mes temps forts :
  • Le jeudi, départ en DLmobile, déjà pleine pour causes détaillées plus bas. A bord, nous avions Axelle Colau, Luce Basseterre, André Woodcock à la barre, Thierry Fernandez son co-pilote et votre servante. S’ajoutaient au chargement (vous allez rire) :
    • 3 cartons de bouquins pour ce serial-dedicaceur de Sébastien Tissandier
    • Plusieurs cosplays (et encore, on avait pris du relativement modéré en volume)
    • De la nourriture pour tenir un siège de plusieurs semaines, alors qu’on avait juste besoin de bricoles à grignoter en route
    • Mon crochet (je me fais un bonnet et il vaut mieux que je commence maintenant si je le veux pour l’hiver ^^)
    • Deux pains de tome fraîche pour quelqu’un qui se reconnaîtra et qui est en manque de truffade.
    • Des vêtements « civils », donc 1 valise et 3 sacs
    • Des sacs vides (leur présence s’explique au retour) : un long de sport, et un sac de courses (pour donner une idée du volume utile)
    • Des parapluies, hélas
    • Des bottes
C’est dans ces situations-là que je suis contente d’avoir un utilitaire et pas une voiture surbaissée de frimeuse avec un coffre minuscule. C’est plus une voiture, c’est un tour-bus, ma DLmobile !
Le départ est donné le matin sous la pluie que nous fuyons vers l’est où nous attend un soleil fort agréable.

L’arrivée dans l’après-midi nous laisse le temps de livrer les cartons à leur propriétaire (il fallait juste se mettre d’accord sur le bon parking…), de nous installer à l’hôtel et d’effectuer un premier tour de bulle du livre pour faire la bise aux copains. Un peu le calme avant la tempête, ce jeudi, jour de semaine avec déjà des conférences intéressantes dont l’incontournable sur Science et Science-fiction à l’observatoire d’Epinal. Cette année, elle se tenait dans une salle d’exposition d’œuvres de Jacques Lélut, accompagnées de texte de Jean-Marc Ligny, qui nous ont tous et toutes émerveillés.
 Après cinq heures de route, cette parenthèse hors du temps nous a requinqués, et comme d’habitude Sylvie Miller a su animer avec talent cette rencontre. Je n’oublie pas de nommer Loïc Henry, auteur de space opera, qui prenait part lui aussi au débat, ainsi que l’astrophysicien de l’observatoire qui nous reçoit tous les ans et nous emmène dans la salle en demi-sphère contempler les merveilles de la voie lactée. (le problème est que je ne retrouve pas son nom, mais il est passionnant et c’est un bonheur que de l’entendre parler des anneaux de Saturne)
  • Le vendredi, le soleil oublie de se lever, et la pluie s’invite ainsi qu’une baisse de température. Heureusement, j’ai prévu un costume steampunk assez couvrant et qui ne risque pas de trainer au sol. Je pense que j’évite le coup de froid de justesse. Une journée de vendredi encore assez calme, j’en profite pour aller soudoyer les éditeurs à coup de petits biscuits maison (hein, mes gâteaux amande-cannelle ?) et de bonbons. Tous les moyens sont bons pour caser mon roman ^^ Blague à part, j’ai reçu des ondes positives lors de ces discussions et j’espère que le roman va avancer dans la pile à lire des maisons qui me paraissent bien toutes débordées…
Inopinément, je me suis retrouvée avec une caméra énorme devant les yeux et une charmante journaliste qui me tendait un micro, et j’ai affirmé tout l’amour que j’avais pour les Imaginales. Je pense à la réflexion que mon enthousiasme vraiment débordant a dû me faire repérer par l’asile local, mais autrement j’ai réussi à ne pas trop bafouiller.
Comme je ne recule devant aucun sacrifice, voici le reportage de France 3 où j'apparais au milieu de nombreuses autres personnes :  

Ensuite, passons de l’autre côté de la table, chez Malpertuis d’abord, avec en grande tenue Thomas Bauduret, et l'illustrateur de l'anthologie numéro VIII, Bruno Bellamy



puis chez Elenya, pour signer le recueil Ex Machina où j'ai un texte. 

(sur la photo, Doris Facciolo et Leïla Rogon m'encadrent de leurs sourires et de leur agréable conversation)
C’est rigolo d’entendre les gens me dire en me voyant signer ici ou là : « Mais tu es là ici, aussi ? ». En effet, j’ai semé des textes à tout vent, ce qui me confère un don d’ubiquité très SF…
Le reste de la journée se passe entre rencontres, retrouvailles et découverte : je tenterai l’exercice très casse-binette de lister les noms ou pseudo de toutes les personnes que j’ai eu le plaisir de croiser pour papotage divers en fin de post. Un premier dîner avec mes amis Thierry Fernandez, Jean-Sébastien Guillermou et Anne-Lorraine Guillermou-Wagner (et mon chéri, bien sûr) place un point final chaleureux à cette première journée, pourtant bien pluvieuse. Discussions riches et passionnantes, où l’on rattrape les mois sans se voir.
  • Le samedi, on reprend grosso-modo les mêmes ingrédients avec les variantes suivantes :
    • Moins de pluie
    • Plus de monde
    • Un cosplay assorti par hasard à celui d’Axelle Colau, radieusement ravissante
    • Un peu plus de dédicaces
    • Un café matinal accompagné d’une discussion très agréable avec Sébastien Soubré-Lanabère, où il fut question de méthode d’écriture, d’inspiration, de réseaux sociaux, etc.
    • Des repas et des rencontres avec un peu les mêmes (il y a des amis qui manquent le reste de l’année pour cause d’éloignement géographique, alors on ne se lâche plus quand on se voit !)
    • L’assemblée générale de Tremplins de l’Imaginaire, où, à défaut du Piou lui-même, ses lunettes étaient présentes...
    • Un banquet géant où j’ai eu le plaisir de discuter un bon moment avec Stéphane Desienne, un auteur dont j’ai déjà chroniqué plein de bouquins sur ce blog et dont j’ai acheté le petit dernier, Roses Mécaniques.
  • Le dimanche, j’ai enfin mis les pieds dans les magic mirrors pour suivre la table ronde sur le numérique, avec Lionel Davoust et Jean-Claude Dunyach. 

    Ensuite, je suis allée écouter James Morrow dialoguer avec Jean-Claude, ce qui constituait un agréable concentré d’intelligence pétillante.


     Enfin, je suis allée à la très attendue table ronde sur les états généraux de l’imaginaire, qui vise à fédérer les énergies afin d’œuvrer à la promotion de nos littératures, auprès des médias, des librairies et des institutions. Plus de détails prochainement. En tant qu’autrice, membre d’une association organisatrice de salon littéraire, et d’un forum d’écriture spécialisé dans l’imaginaire, je pouvais difficilement faire l’impasse là-dessus, vous en conviendrez.
Alors, qui ai-je rencontré à Épinal ?
A tout seigneur, tout honneur, mes éditeurs, et les autres auteurs de Malpertuis, Elenya et l’équipe de Présence d’esprits :

Thomas Bauduret et Christophe Thill : merci d’avoir de nouveau retenu un de mes textes, vos anthologies sont à mes yeux (et je ne suis pas la seule) des références pour le fantastique. Merci à Bruno Bellamy pour ses dessins et sa compagnie. Et toute mon amitié à Sébastien Soubré-Lanabère, auteur de Jérôme sous l’orage, pour nos conversations passionnantes, j’espère qu’on aura l’occasion de reparler de nos futurs projets respectifs ! Un gros hug à mon amie Bénédicte Coudière, aussi adorable que talentueuse. Bravo pour le match d’écriture, you rock ! Et la bise à Elodie Serrano et Marlène Charine, copines de sommaire !

Leïla Rogon : merci pour m’avoir fait une petite place au stand d’Elenya. C’est toujours avec fierté que je signe mon texte dans l’anthologie du salon fantastique avec sa couverture renversante. Et la bise à Doris Facciolo qui, elle aussi, était présente sur deux stands.

Christian Hoquet, Olivier Bourdy et Georges Bormand : un grand merci à l’équipe de Présences d’esprits qui a publié mon Point Q dans le numéro 88, avec une illustration parfaite !

Après, par équipes :

Numériklivres : La bise à Stéphane-vivement-le-tome-deux-d’Ayanar Pavanelli et encore à Marlène Charine pour le projet Alice (elle aussi, elle ubiquite), et bien sûr à Stéphane Desienne, dont je suis encore et toujours les projets avec passion. Et la bise à Jean-François Gayrard, pour son humour et ses calculs de remises ! XD

Le Walrus Institute : (juste quelques uns sur la photo : Michael Roch, Stéphane Desienne et Jacques Fuentealba)

relâchés pour une permission sans même la présence d’un infirmier, la team que je suis aussi depuis des années maintenant (en en faisant, discrètement, partie grâce à une nouvelle publiée dans cette maison) partageait l’espace avec NL et les collections romance et fantasy de l’Ivre-book. Alors une bise et même plusieurs à Olivier Saraja, Michael Roch (depuis le temps que je lis ses textes… entre Mortal Derby X, Twelve, Radius, etc et que je regarde ses vidéos…), Aude Cenga et son compagnon dont j’ai encore oublié le prénom (pardoooon !!), et de nouveau Desienne (qui ubiquite), et Jacques Fuentealba (ubiquiteur également). On avait là un beau portrait de famille !

(j’essaie de me souvenir de l’ordre des stands dans la bulle, soutenez-moi mentalement)

Les indés de l’imaginaire : la bise à Eva Simonin (in SF we trust) et à Franck Dive, bien sûr. Que vos livres s’envolent loin et fort ! J’ai loupé le bonjour à Jérôme Vincent mais j’ai bien discuté avec Jean-Laurent Del Socorro donc je pense être pardonnée…

Armada : la bise à Jérôme Baud et Jean Rébillat. Pas eu le temps de faire une razzia de carnets de croquis, on reprendra là où j'en suis restée à une autre occasion.


Rroyzz éditions : découverte de cette maison située à Yutz et agréable rencontre avec Emmanuel Millet et ses auteurs

Le peuple de Mü : distribution de biscuits et de bonbecs pour Davy Athuil et Driss Embarek, pour Fred Morwen Malvesin et un autre ubiquiteur en la personne de Michael Roch, plus Luce Basseterre, bien sûr, Emmanuel Quentin, Sébastien Tissandier, Pierre Léauté. Une sacrée équipe, là aussi !

Passage chez Rebelle pour kidnapper un roman de Lionel Behra et celui de Maxime Verneuil, hop !

Arrêt chez Luciférines, avec un grand bravo à Barbara Cordier pour sa jolie maison d’éditions qui fait envie –belles couvertures, bons textes- et la bise à Xavier Otzi pour m’avoir confié son Homme Maigre. (et re Jacques Fuentealba, il repassera par là)

Ensuite, si je me penche sur les autres auteurs et autrices que j’ai pu rencontrer :

Silène Edgar entraperçue, Lise Syven, Paul Béorn, Lilie Bagage, Jean-Claude Dunyach, Lionel Davoust (Port d’âmes, ma claque 2017), Alex Evans, Celia Deiana, Cindy van Wilder, Agnès Marot, Aurélie Wellenstein, Magali Lefebvre, Danièle Martinigol, Francis Berthelot, Andréa Deslacs, Manon Bousquet, Célia Flaux, Natacha Vas Deyres et bien sûr Jean-Sébastien Guillermou, qui a halluciné de voir arriver vers lui un lecteur costumé comme un de ses personnages. La méga-classe !

(Jean-Sébastien Guillermou, dévasté par la quasi disparition des intégrales de son roman, dont les trois derniers exemplaires s'évanouirent dans une faille lectoralo-temporelle en début d'après-midi du dimanche. Voyez comme il cramponne sa cassette !)
Et pour les ami-e-s de forum, celles et ceux qui me font le plaisir de me saluer à tous les coins de salon, transformant mes déambulations en salons de thé improvisés : Aramis (super que tu aies réussi à te libérer!), Adé, Lofarr venue de si loin (je suis tellement contente d’avoir pu discuter avec toi !!), Eloya et Robina (pareil, merci de m’avoir pistée pour qu’on puisse enfin se faire la bise), MadManu, Kushiel , Chany (je t'assure que je vais finir par me souvenir de l'association pseudo-visage!), laCath, Dirga, Crazy, Lulye (quel plaisir d’avoir pu faire ta connaissance à la pizzéria !), Betty, Panthera, Edel-Weiss, Ifuldrita, Luxia, la Louve, Erreur, Ivan, Any, Capucine, Illiane, l'Homme au chapeau (qui l'a perdu!!), Anita, Elyna, AgatheK, Ardawal, Umanimo, Axo, Luani, Mistigri, Alaëlle et Arcane : toutes et tous, même si on n'a pu échanger qu'un clin d'oeil, je croise les doigts pour vos projets et vos romans ! Et mille pardons à celles et ceux que j'ai pu avoir loupés ou oublié de citer, ce sera pour une autre fois, j'espère ! (Emilie Querbalec en particulier, pour nos agendas 2017 de la lose ! )
Et une pensée pour les absents, celles et ceux qui n'ont pas pu venir... <3

J’ai aussi pu exprimer à Stéphanie Nicot mes remerciements pour tout le boulot abattu pour faire des Imaginales un rendez-vous de plus en plus génial au fil des années. Quand on y pense, c’est impressionnant.

Et maintenant, il faut se souvenir de remplir le frigo et aller pousser un caddy au supermarché. (ça calme, hein?) Franchement, je préfèrerais pousser sur les pédales de mon grand Bi pour retourner à Epinal ! Plus que 364 fois dormir...l'édition 2018 aura lieu du 24 au 27 mai. Y serez-vous ? ;)

ps ; les deux sacs du début, c'était pour les bouquins (presque exclusivement des petits éditeurs non distribués ou difficiles à trouver en librairie)

mardi 16 mai 2017

Au taquet pour les Imaginales 2017 !

Quelques nouvelles malgré un emploi du temps chargé :
- Je vous ai annoncé dans un billet précédent la publication de ma nouvelle le point Q dans le numéro 88 de Présences d'Esprits.
En voici l'officialisation sur le site de l'association éponyme : http://www.presences-d-esprits.com/presences-desprits-n88/
Pour 5 eur, vous aurez un très intéressant panorama de ce sous-genre phare de la SF, le post-apocalyptique, des articles et critiques de livres, et mon texte, qui en est une déclinaison punk et déjanté.
- Nouvelle publication, disponible aux Imaginales cette semaine et ensuite sur le site de l'éditeur et en salons : ma nouvelle Présence sera au sommaire de la 8ème anthologie Malpertuis, incontournable publication annuelle de la maison. C'est un texte très personnel et j'espère qu'il saura vous toucher. Juste pour rappel : Malpertuis est une maison d'édition spécialisée dans le Fantastique, dont je ne saurai trop vous recommander l'ensemble du catalogue.

Donc, le salon des Imaginales https://www.imaginales.fr/ est à mon programme de la fin de semaine. Je me sens comme une gosse avant d'aller dans son parc d'attractions préféré. Je l'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog, c'est le salon que je ne louperais pour rien au monde (à part une attaque extra-terrestre, et encore, sûr que les aliens aimeraient aussi)
Les éditions Elenya m'ont proposé de venir dédicacer La Poursuite, ma nouvelle dans l'anthologie steampunk Ex Machina, et j'ai prévu d'y être vendredi et samedi après midi (a priori vers 14h30 et jusqu'à 16 h environ). Les éditions Malpertuis m'accueilleront aussi, ces mêmes jours mais de 11 à 12h. Je pourrai vous faire un petit mot dans l'anthologie de cette année à la page de Présence, ainsi que dans Malpertuis VI, puisque s'y trouve Externalisé http://www.ed-malpertuis.com/spip.php?article73
Si vous passez au stand de Présences d'Esprits, j'y ai deux textes : en sus du Point Q dans leur numéro 88, j'avais publié dans AOC 32 En Adon je puise mes forces, un texte SF paru en numérique également chez Walrus. http://www.presences-d-esprits.com/produit/aoc-n32/

Cela va être l'occasion de sortir cosplays, tampons encreurs, stylos de couleur, stickers/marque-pages grenouilles (ouiiii! J'ai trouvé des goodies d'enfer il y a quelques mois...) ! N'hésitez pas à passer me voir, je papoterai avec plaisir et, vous verrez, ma technique pour dessiner les lémuriens... est toujours aussi perfectible. Mais ça vient du cœur.

Et si vous vous dites que vous ne savez pas du tout à quoi je ressemble (je ne suis ni un lémurien rose, ni un Deadpool au crochet, ni une grenouille, enfin pas facialement), vous pouvez aller voir ma page FB : https://www.facebook.com/dominique.lemuri
ou mieux, ma fiche auteur sur le site des Imaginales : https://www.imaginales.fr/invites/lemuri-dominique/

« Et le roman ? » me direz-vous, peut-être...
Alors, Colonie(s) tome un, Sous la lumière d'Hélios, est toujours en soumission chez plusieurs éditeurs. Je ne désespère pas (c'est contre-productif), car je sais que les délais de lecture sont très longs, partout, et que même les petites maisons croulent sous les manuscrits. Patience et longueur de temps, etc.
Le tome deux, Dans le coeur d'Eltanis, a bien avancé, puisque le premier jet est fini depuis le 21 avril (j'étais en vacances à la montagne, le grand air doit m'aérer les neurones, je suppose). Après une pause, non parce que j'en avais marre, mais parce qu'il est bon de se donner du recul, j'ai entamé les corrections. En fait, pour le moment, je relis le tome un, que je n'ai quasiment plus touché depuis un an, date des premières soumissions éditoriales. Cela me permet de me remémorer et noter certains petits détails qui peuvent m'être utiles dans le tome deux. Surtout je vais veiller à ce que les deux histoires s'enchainent en douceur, sans rupture, et le mieux, c'est de relire les deux à la suite. Je suis contente d'Eltanis, surtout que son écriture s'est faite en quelques mois, signe, je pense, que je maîtrisais solidement les péripéties qu'il contient. Croisons les doigts.

Voilà, vous savez tout. Je me réjouis de vous revoir ou de vous rencontrer à Epinal. Au delà de l'agréable activité de promotion de nos écrits, ce salon est une merveilleuse machine à créer du lien. J'aurais du mal à faire la liste de toutes les personnes rencontrées aux Imaginales depuis 2012 qui sont depuis devenues des amies. Mais je serai heureuse d'y ajouter quelques noms ! A très bientôt, donc !

lundi 15 mai 2017

Jérôme sous l'orage, de Sébastien Soubré-Lanabère

Cela fait trèèès longtemps que je n'ai pas parlé de mes lectures, alors voici la dernière en date :

Titre : Jérôme sous l'orage
Auteur : Sébastien Soubré-Lanabère
Nb de pages : 410
Genre : fantastique
Editeur : Malpertuis
4ème de couverture : 
Qui est Jérôme ?
Peut-être juste un adolescent timide, qui mène une vie tranquille entre ses copains de lycée et son amie Axelle.
Pourtant, il y a cette voix d’enfant dans sa tête, qui le questionne inlassablement au sujet des jours avant l’orage. Et sur sa mère malade.
Dans son monde qui n’est pas exactement le nôtre, chaque personnage possède quelque chose de particulier : un don, une façon d’être, une histoire. Jérôme aussi. Il le pressent. Mais quoi, précisément ? Peut-être ces flammes qu’il voit au-dessus des êtres et dont il ne parle jamais.
Jérôme se pose des questions. Sur la guerre, lointaine, au nord, qui fait rage. Sur son père, qui se bat.
Heureusement pour lui, dans la quête de la vérité, même lorsque les ténèbres sont proches, on peut toujours compter sur l’amitié. Sur l’amour, aussi.
Et sur les corbeaux.

Mon avis :
J'ai plongé dans ce roman sans le moindre problème. L'atmosphère étrange et hors du temps n'a en rien empêché cette immersion, et la plume légère et subtile de Sébastien Soubré-Lanabère en est une des raisons.
Et pourtant... bien des éléments de ce roman déstabilisent le lecteur : très peu d'indication de lieu ou d'époque, une guerre lointaine, des moyens de communication contemporains absents, et le narrateur qui peu à peu voit son univers personnel basculer ou même s'effacer. Le départ de son père pour la guerre, et l'absence de nouvelles, le départ de sa mère malade pour un hôpital où il ne peut pas lui rendre visite, l'exil forcé vers un internat perdu où ce sont les jeunes et non les adultes qui donnent les cours, etc.
Jérôme a perdu la mémoire depuis un orage survenu dans son enfance et il est porteur d'un don qui lui permet de voir des flammes au dessus des êtres vivants. La première partie du roman pose tous ces éléments dans un rythme lent sans être poussif. Je ne me suis jamais ennuyée malgré la succession des jours où l'histoire est tissée fil à fil, détail par détail. Peu à peu, les pièces du puzzle s'ajoutent, se mettent en place, au fur et à mesure de l'apparition puis de la disparition de personnages qui traversent la vie de Jérôme.
Les personnages sont décrits avec une grande finesse, et l'émotion est toujours présente, à fleur de peau, au travers de petites choses, des objets, des odeurs... Jérôme, Juliette, le grand-père, Paul, tous caractérisés avec précision, laissent leur empreinte dans la mémoire du lecteur. Mention spéciale pour la place importante de la nature dans le roman. Forêt, montagne, animaux, l'auteur met tout son art dans leur description très organique et leurs interactions avec le narrateur.
L'auteur cite Barjavel dans ses influences. Je ne suis pas surprise. Je pense aussi à Jean Raspail, avec son roman 7 cavaliers, dont l'atmosphère onirique et la perte de repères me semblent appartenir à la même veine de textes.Côté cinéma, pour l'atmosphère oscillant entre éléments familiers et bizarrerie, je pense aussi à l’Échine du diable de Guillermo del Toro, une histoire d'internat, là aussi.

Une excellente lecture, en conclusion, où l'on parle d'amour, de solitude, d'amitié, de destin aussi, le tout dans une atmosphère résolument fantastique et envoûtante.

mercredi 26 avril 2017

Et hop, et de 9 !


Bien contente je suis, car je viens de recevoir le numéro 88 de la très tarazimboumante revue Présences d'Esprits.
Vous y trouverez mon 9ème texte publié, intitulé le Point Q.
Ce texte a eu l'heur de plaire à Présences d'Esprits qui lui a adjoint un fort copieux dossier sur le Post apocalyptique. Je suis très contente que ce texte ait trouvé preneur parce qu'il n'était pas évident à placer. Il appartient au tout nouveau mais réjouissant sous-genre de la SF appelé le Quantpunk, autrement dit du décalé/punk/no future à la sauce quantique. Si si. Si vous ne craignez ni le délire, ni les approximations scientifiques, ce texte est fait pour vous. Je me suis bien amusée à l'écrire, d'ailleurs !

Tiens, ça va être l'occasion de parler un peu des sous-genres de la SF.

La science-fiction regroupe une myriade de sous-genres plus ou moins faciles à décrire et plus ou moins célèbres.
Je vais tenter de faire une liste, la mienne, au moins des sous-genres que je connais, que j'ai eu l'occasion de lire ou de regarder (dans le cas des films ou séries). Attention, je n'ai aucune prétention d'exhaustivité, c'est une liste pour grands débutants, hein.
  1. Le space opera : rien à voir avec la Callas, il s'agit de récits d'aventures spatiales, avec planètes lointaines, formes de vie non humaines, etc. On connait le space op' dans le grand public par des séries comme Star Trek ou Battlestar Galactica. En romans, je citerais volontiers le cycle d'Hypérion de Dan Simmons ou celui des Guerriers du silence de Pierre Bordage. J'ai commencé récemment celui de la Culture de Ian M. Banks.
    Je ne les ai pas encore lus mais on me dit dans l'oreillette de citer le cycle d'Omale de Laurent Généfort. Et il y en a tant d'autres... C'est un genre propice à l'émerveillement et un de mes genres préférés, je l'avoue, c'est pourquoi je l'ai mis en premier !
  2. Le planet opera : dans ce type d'histoire, l'aventure se déroule sur une planète, de préférence étrange, sinon ce n'est pas drôle. A mes yeux, le planet opera ultime, c'est Dune de Franck Herbert (pareil, c'est un cycle). Autour de la planète Dune, tout un écosystème économique et politique s'articule pour la possession de l’Épice. C'est une oeuvre grandiose, pas forcément facile d'accès (je l'ai lue à l'adolescence et j'étais contente qu'il y ait un lexique à la fin du bouquin), mais qui marque.
    En ce moment, mon fils lit le Monde Vert de Brian Aldiss, qui décrit la Terre à la veille de l'explosion du Soleil, alors qu'elle est recouverte d'une jungle. Dans ce type de roman, la véritable héroïne, c'est la planète, la façon dont elle dicte ses lois aux habitants. Coté film, on pourrait citer Avatar de James Cameron, où la planète est même vivante.
  3. Le Cyberpunk : il s'agit d'oeuvres s'attachant à la description des interactions entre humains et machines, voire mettant en scène des transhumains, donc des hommes ou femmes ayant modifié ou fait modifier leur corps pour leur ajouter des capacités. Un film assez ancien maintenant mais qui avait fait sensation à sa sortie était Tron , un surprenant Disney où un joueur de jeu vidéo se trouvait projeté dans le jeu sous forme virtuelle. On peut aussi citer le célébrissime Matrix. Autre œuvre absolument géniale, Ghost in the Shell (je parle de l'anime, la série japonaise) où les humains peuvent transférer leur ghost d'une enveloppe corporelle cybernétique à une autre pour atteindre une forme d'immortalité.
    Le roman souvent cité pour parler de Cyberpunk est le Neuromancien de William Gibson. J'avoue l'avoir commencé deux fois et abandonné, tellement je n'arrivais pas à « entrer dedans ». Un des mes amis me dit qu'il faut le lire en anglais parce que la traduction française n'est pas bien bonne mais bon... Lisez plutôt  la voix brisée de Madharva  de Mathieu Rivero : c'est du cyberpunk français et ça se lit très bien !
  4. Le steampunk : Ah, en voilà un genre de la SF qu'il est populaire ! Si pour une fois on veut causer français, employons le terme de rétrofuturisme. L'idée est d'imaginer une époque du passé, typiquement le XIXème siècle, où les progrès techniques rendraient les humains capables, par exemple, d'aller dans l'espace, mais avec des machines à vapeur. C'est un peu ce que faisait Jules Verne, sauf que lui parlait de son époque, et que nous, nous parlons de notre passé.
    Coté littérature, un bouquin qui m'a marquée est l'excellent les voies d'Anubis de Tim Powers (encore un bouquin sorti il y a un moment). En BD, la ligue des Gentlemen extraordinaires (bien meilleur en BD qu'en film). Et dans les films, je citerai le merveilleux Hugo Cabret.
    A noter des déclinaisons comme le dieselpunk (c'est du steampunk mais « tardif », situé entre les deux guerres : je dois dire que les oeuvres que j'ai vues revendiquées de ce genre sur certains blogs m'ont laissée songeuse : Eraserhead, admettons, mais Mad Max 2 ou Blade Runner ? Vraiment ?), le quantpunk (du no-future à la sauce physique quantique), j'ai trouvé aussi le biopunk cité sur la toile, bref on peut punker ce qu'on veut du moment que c'est cool.
  5. l'Uchronie : à ne pas confondre avec le steampunk, il s'agit d'un genre de SF où on joue pleinement au jeu de « et si... ». Et si Hitler avait gagné (Reich de Alain Paris) ? Et si l'homme n'était plus l'espèce dominante sur Terre (la planète des singes de Pierre Boulle). Et si Jack l'Eventreur piquait la machine à voyager dans le temps de HG Wells pour venir tuer des femmes à San Francisco dans les années 80 (C'était demain, film absolument génial)... Changer le cours de l'histoire et se demander ce que serait l'état du monde aujourd'hui, exercice ô combien passionnant. Là aussi, un genre majeur en SF et un régal de lecteur (sacré tour de force de l'auteur, en revanche, pour que ce soit bien fait)
  6. le post apocalyptique : genre plutôt à la mode de nos jours, pas mon préféré, mais j'en ai lu un peu... Le post-apo décrit le monde après la catastrophe, quelle qu'elle soit. Le plus éprouvant que j'ai lu (et que je n'ai pas réussi à lire autrement que par petits morceaux) fut la Route de Cormac McCarthy. On peut citer également l'excellent le Jour où de Paul Béorn et pourquoi pas la série de BD Seuls de Gazotti et Velhmann. En film, c'est là que je classerais Mad Max. Je vous conseille de vous procurer le numéro 88 de Présences d'Esprits (il vient de sortir, cinq euros, c'est pas cher!) pour le dossier Post-Apo abondamment documenté qu'il propose.
  7. La dystopie : genre d'utilité publique à mes yeux, il décrit des sociétés aliénantes, où les humains ont perdu leur liberté. 1984, de George Orwell, étudié en classe de nos jours, au lycée je crois, en est une des œuvres les plus marquantes. Une fois qu'on a lu ça, on comprend pourquoi il ne faut jamais laisser la moindre chance de s'installer au totalitarisme...Le meilleur des mondes, d'Aldous Huxley est aussi un vrai chef d’œuvre. Je citerai aussi l'âge de cristal, de W F Nolan, qui a certainement un peu vieilli, mais qui m'a marquée à l'adolescence. Dans le même esprit, un très bon film à revoir, Soleil vert...Autre histoire excellente, A la poursuite des slans, de Van Vogt, lu à l'adolescence aussi, et qui constitue à mon sens une bonne façon pleine d'aventure de découvrir la SF (et une réflexion puissante sur l'exclusion sous toutes ses formes) Demain, les chiens, Je suis une légende... nombre de romans pessimistes appartiennent à ce genre.
    En film, bien sûr, Blade Runner, une pure merveille redécouverte à chaque fois. (c'est aussi le genre de pas mal de romans récents comme Divergente, Hunger Games, etc)
    On y trouve en résumé, souvent (malheureusement, serais-je tentée de dire), les œuvres d'inspiration politique, où l'avenir ne nous promet généralement pas de lendemains qui chantent, hélas. A contrario...
  8. L'utopie : décrit des sociétés idéales mais pas forcément sans heurts (sinon, ce ne serait pas drôle). Je mettrais bien dans cette case-là les danseurs de la fin des temps de M Moorcock, où les hommes devenus des dieux s'ennuient prodigieusement et ne savent plus quoi inventer pour s'occuper.
  9. La hard science : j'ai franchement hésité à créer une catégorie pour elle car à mes yeux, elle contribue au fond des histoires sans être un sous-genre en soi. La hard science ou hard SF cherche à rester au plus près des connaissances scientifiques pour les extrapoler. On peut écrire du space op' en hard science (par ex les enfants de Mars de G Benford) du survival spatial comme Seul sur Mars d'Andy Weir, du planet op' comme la trilogie Mars la rouge, Mars la bleue, Mars la verte de Kim S Robinson, pourquoi pas de la dystopie ou du post apo en hard science. Il m'est arrivé de caler face à des œuvres que j'ai trouvées trop axées science et pas assez personnages. Par exemple, j'ai tenté de lire Flux de Stephen Baxter et là, je dois dire que j'ai décroché au bout de quelques dizaines de pages. Les concepts décrits et les personnages, étaient tellement éloignés de ce que j'arrivais à imaginer que je n'ai pas réussi à m'intéresser ni aux uns ni aux autres. Rare quand même que je lâche un roman de SF en route, mais c'est la deuxième fois avec Baxter (la première fois, c'était avec Voyage). On peut aimer la SF sans aimer toute la hard science, ce n'est point un péché mortel.

Vous voyez, comme il y a du choix ? Alors, perso, quand je dis que j'écris de la SF et que les gens, horrifiés, s'exclament qu'ils détestent ça, je crois tout simplement qu'ils ne savent pas bien de quoi ils parlent. Parce qu'il y en a vraiment pour tous les goûts et tous les niveaux de lecture. Je me demande si, lorsqu'on affirme détester la SF, on n'avoue pas en réalité qu'on déteste lire une littérature qui, sous couvert d'imaginaire, nous projette dans notre monde et nos vies. Une littérature qui fait réfléchir, quoi... Et de nos jours, exercer sa pensée et son esprit critique, ce ne serait pas indispensable ?

PS : mes textes à moi, par rapport aux sous-genres de la SF ?
Fers et Talons : fantastique
In oculis veritas : fantastique
En Adon, je puise mes forces : uchronie/space op' 
Flashmob : SF, c'est sûr. Dystopie ? 
La biche : fantasy
la poursuite : steampunk
Externalisé : fantastique 
la petite fille au ballon : fantasy urbaino-auvergnate ! 
Le Point Q : quantpunk, donc
Mon futur roman est un planet et un peu space op', pur jus. 
Oui, je ratisse large.



vendredi 21 avril 2017

Créer du lien


Je viens de terminer la rédaction du premier jet du tome deux de Colonie(s) et je vais donc en attaquer les corrections.
Petit à petit, des idées me viennent pour les mener, ce qui est bon signe. J'en ai eu une récemment, dont je n'avais pas vraiment conscience du potentiel : porter plus mon attention sur les personnages secondaires.
Quand je travaille sur un projet d'écriture, je m'attache à créer un univers intéressant, une intrigue prenante, des personnages attachants (vous me direz : c'est le minimum si tu veux avoir des lecteurs...). Concernant ce dernier point, je m'intéresse en premier lieu aux personnages principaux. Dans le cas de Colonie(s), j'en ai trois, chacun représentant un groupe humain sur ma planète et ayant son point de vue. Il est important que ces protagonistes-là portent l'histoire, la fasse évoluer, évoluent eux-mêmes (ce qu'on appelle la trajectoire du héros).
Et puis, il y a les autres. Comme je n'écris pas un huis-clos, et que qui dit « colonie » dit « plein de gens », il a fallu que je réfléchisse à ceux dont le chemin allait croiser la route de mes personnages.
Il y a les incontournables : chez moi, le commandant de vaisseau, l'antagoniste, le second du commandant, l'antagoniste numéro deux, etc... Je les ai creusés aussi, leur ai trouvé motivations, passions parfois (on s'en fout si le commandant aime le macramé, mais j'ai un perso musicien et ça a du sens dans l'histoire), passé, etc. et souvent, ils interagissent avec les protagonistes principaux ce qui leur donne une véritable importance.
Et les autres ? Au début, ils n'étaient souvent que des noms ou des silhouettes mais je me suis rendu compte que c'était très amusant d'imaginer des dialogues pour eux avec les personnages principaux. Ou bien entre les protagonistes secondaires. On peut aussi établir une complicité avec le lecteur si dans une scène un personnage secondaire est témoin d'un fait dont il garde le secret, dans une autre scène, vis-à-vis d'un personnage principal. La situation devient alors savoureuse pour le lecteur car il a « une longueur d'avance » vis-à-vis du protagoniste tenu dans l'ignorance et peut-être mis dans l'embarras. On appelle ceci « l'ironie dramatique » et je pense avoir quelques idées d'endroits où je pourrais en glisser.
Je me suis amusée à faire une liste de mes personnages pour me demander si, à un moment ou un autre, ils allaient être amenés à se rencontrer, deux par deux ou en groupe. Quelle serait la teneur de cette rencontre ? Seraient-ils gênés, à l'aise, insolents, agressifs, admiratifs ? Il y a plein de situations à imaginer qui, bien qu'absentes du syno, feraient des scènes qui permettraient de mettre de la chair dans ces êtres imaginaires.
Après, point trop n'en faut : il ne s'agit pas de rallonger la sauce du roman en rajoutant des scènes intimistes sympathiques mais inutiles au fond. Il faut justement qu'elles aident à faire avancer l'histoire, de façon dynamique et vivante.
Je pense que parmi mes travaux de correction, je vais faire un diagramme de mes personnages et les relier les uns aux autres pour visualiser si oui ou non je pourrais créer du lien supplémentaire et utile pour l'histoire, entre eux. Leur donner l'occasion de dévoiler une facette de leur personnalité qui les rendra plus proches du lecteur et accentuera leur humanité de papier. Parce que dans la vie, c'est bien ce qui se passe, n'est-ce pas ? On ne parle pas seulement à ses proches ou à ses collègues, on échange aussi avec des inconnus, ou des personnes qu'on ne verra qu'une fois dans sa vie. Cela n'empêche pas ces micro-rencontres d'être porteuses de sens, voire d'étonnement ou de réflexion. Eh bien, je vais tenter de faire ça dans mon roman ou au moins rajouter cet élément dans mes cogitations en cours de correction.
Bref, ce soir je suis contente : 464 ksec, c'était ce que j'avais prévu en volume et je l'ai fini en gros en 5 mois. (plus deux ou trois mois de conception/synopsis/réflexion/dessins/schémas pourris mais utiles). C'est intéressant comme étape pour moi car, pour la première fois sur un long projet, j'ai été capable d'estimer correctement mon temps d'écriture et la longueur d'un projet.
Donc, hop ! Champagne.